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13.05.2008
Birmanie : une force de réaction rapide
Des pays se sont coalisés pour réagir au crime qui consiste à laisser des dizaines de milliers de Birmans croupir dans le cloaque qu’est devenu leur pays. Notamment organisés au sein de l’ONU, ces Etats ont mené une action politique rapide et efficace.
L’Afrique du Sud, la Lybie, la Russie et la Chine se sont mis d’accord. Ils ont constitué un grand mur protecteur – une grande muraille pourrait-on dire -, à l’ombre de laquelle la junte birmane noie sa population dans la pestilence et les eaux croupies.
Une timide initiative du gouvernement français visant à ressusciter quelque chose approchant le droit d’ingérence a en effet été lancée la semaine dernière auprès du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a été contrée par une force de réaction rapide des dictatures les plus virulentes et nuisibles de la planète – il est vrai que l’on se demande ce que fait l’Afrique du Sud dans ce groupe infernal.
On ne discutera même pas de la situation en Birmanie au Conseil de sécurité de l’ONU.
A ce sujet, les propos de John Holmes, chef des affaires humanitaires des Nations unies, que le journal Le Monde rapporte, sont édifiants : « "Je comprends la frustration de Bernard Kouchner, mais pour l'instant, je préfère continuer à dialoguer avec les autorités, car je pense que nous progressons" (…) » .
Le journal précise : « le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU reconnaît que la coopération de la junte militaire n'est pas "satisfaisante", mais il doute que l'approche française "aide", car "elle pourrait être vue par certains comme une confrontation". »
"Elle pourrait être vue par certains comme une confrontation". Il y a bien un moment où à force de voir des milliers de gens agoniser, on finira bien par admettre que quelque chose de l’ordre de la confrontation doit se produire avec les tyrannies qui écrasent l’humanité !
Ce sont des machines à broyer l’humain. Nous vivons dans des pays dont les régimes politiques ont pour vocation de préserver l’humain ! Il y a entre ces deux types d’entités un antagonisme inéluctable qu’il est vain et dangereux de nier.
D’ailleurs, il semble assez clair qu’il n’y a que dans les démocraties occidentales que nous prétendons le faire.
En matière d’actions appropriées, il n’y a définitivement rien à attendre de l’ONU. Ce n’est pas un scoop, cette organisation est une coquille creuse prise en otage par les pires dirigeants de la planète.
Il faut le faire, quand même, d’oser dire : « pour l'instant, je préfère continuer à dialoguer avec les autorités, car je pense que nous progressons » ! Ces paroles lénifiantes servent à masquer l’inaction et l’abandon d’une population aux prises avec le pire. Comme d’habitude.
Rappelons-le: au-delà de l’intervention armée, les démocraties occidentales ont de multiples moyens d’action POLITIQUE sur la scène internationale pour contrer les criminels politiques, qu’ils soient ou non à la tête d’entités étatiques.
Souvenons-nous en tout cas que sans, notamment, le criminel Etat chinois, nous aurions pu intervenir – au besoin militairement – pour secourir des dizaines de milliers de personnes qui vivent en ce moment un enfer.
Mais nous les laissons agoniser et souffrir à l’ombre de la grande muraille des dictatures, et nous préparons pour les jeux olympiques de Pékin.
Heureusement pour la bonne santé mentale de ceux qui iront suivre l’évènement sur place, le PCC interdira l’accès Internet aux sites « malsains ».
15:00 Publié dans Chine , Fondements - Droits humains , International , Jeux , ONU , Politique Mondiale , Russie , Union Européenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Chine, France, Birmanie, europe, droits de l'homme













