Franchement, elle l'a bien cherché

Franchement, elle l'a bien cherché

Un texte de l'AVFT:

"Tranche de « justice » : Tribunal de Grande Instance de Narbonne le 7 mars 2008 et le 12 mars 2008

Les lignes qui suivent rendent compte, « à chaud », d’un procès dans lequel l’AVFT s’est constituée partie civile. Les faits jugés sont des attouchements sexuels (mains aux fesses pendant plus de deux ans, attouchements sur les seins), une agression physique et des injures (« salope », « pute ») commis par LW à l’encontre de Mme D., sa subordonnée. LW est uniquement poursuivi pour « harcèlement sexuel ». Les conséquences de ces violences ont été (entre autres) le licenciement de Mme D. et donc la perte de son salaire. Elle n’a par conséquent pas pu se réinscrire à l’école dans laquelle elle se forme en prothèses dentaires. Son avenir professionnel est actuellement, du fait de ces violences, compromis.

J’arrive la veille du procès à Narbonne. Rendez-vous avec Mme D. à 19h au café de mon hôtel pour se préparer pour le lendemain. Elle est un peu malade. Le prothésiste dentaire qui l’avait embauchée un mois auparavant à M., qui semblait satisfait de son travail (il en avait même fait part à son conseiller ANPE et avait demandé à Mme D. d’organiser son déménagement, de rendre son appartement à Narbonne) a comme par hasard mis fin à sa période d’essai quand elle a demandé à s’absenter une journée pour le procès. Il a changé radicalement de comportement quand elle lui a expliqué qu’elle avait déposé une plainte « pour des attouchements » contre son ex-employeur. En une demi-journée, son travail est devenu bizarrement « trop lent », « trop imprécis ».
Elle-même essaie de se convaincre que sa plainte n’est pas à l’origine de la rupture de ce CDI, et que, peut-être, elle n’était pas « opérationnelle » pour ce poste. A ma demande, son avocat ajoutera cet élément dans l’exposé de son "préjudice" (...)"


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AVFT

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